Le Forestier et certains de ses éléments

Publié le par Xavier

Par exemple, pour comprendre ce pluralisme dans la Forêt cultivée moderne, quelle peut être la façon de percevoir des relations avec des Chasseurs ? «Dans les discours à Pachan (i.e. à la Maison de la Chasse de Pachan, à Ludon-en-Médoc, lors de l’Assemblée Générale de la Fédération de la Chasse de Gironde), pas un mot pour les forestiers. Pas un mot pour ceux qui, depuis longtemps, ont cédé gratuitement leur droit de chasse aux ACCA : les sylviculteurs sont touchés par tant de gratitude, tant de reconnaissance. Non seulement ils paient pour chasser chez eux, ils paient pour les dégâts causés à leur  peuplement et maintenant  ils sont accusés de "perturber la conscience du cerf". Peut-être les sylviculteurs devraient-ils organiser (et financer aussi bien sûr) des "lâchers de carottes" pour calmer et rassurer les cerfs stressés par les plantations de pins … Stop, il nous semble que les limites du raisonnable et de l’acceptable sont en train d’être dépassés : il est urgent de redescendre sur terre et que les loisirs des uns se mesurent à l’aune des activités sylvicoles des autres en se respectant mutuellement.» [Forêt de Gascogne, article «Les Nouveaux historiens !», numéro 518, juin 2005, Publication du Syndicat des Sylviculteurs du Sud-Ouest, Maison de la Forêt, Bordeaux, page 7.]
La Gestion Durable est censée intégrer ces paramètres et tout le sel du propos est ici, bien sûr, à comprendre entre les lignes, entres des gens qui possèdent tous des fusils et se parlent à distance et qui vivent leur terre pleinement et intensément ; cependant, par-delà l’anecdote, on voit que l’accord est loin d’être global entre les parties. L’approvisionnement en fournitures ligneuses a structuré longtemps la destination des massifs forestiers et leurs utilités, ce point évolue. La Forêt ne paraît plus seulement un lieu dont on exploite les arbres : on peut modifier ce qui est offert par la Forêt pour le rendre plus approprié aux besoins et ce fait bien connu émerge à un niveau de concept nouveau, pour la Forêt cultivée, celle qui est sanctuaire ou naturelle pour certains, mais celle qui est pourvoyeuse de gibiers pour d’autres, bref celle qui est multifonctions et cependant n’est pas préparée à être organisée pour cela, pour tous ses utilisateurs. C’est-à-dire qu’il convient de prendre en considération, dans la gestion durable, ce que la Foresterie peut amener et aménager pour intéresser diverses personnes ou genres de population à s’accorder, pour un domaine forestier vu sous toutes ses fonctions, elle qui détient les clés de la pensée de l’espace, du temps et de la coordination forestière qui est nécessaire.
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J
Si je comprends bien, c'est quelque-chose entre écosystème et économie?
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C
Merci Xavier pour cet article intéressant :-)@ bientôt
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J
Hello Xavier,<br /> S'il s'agit alors pour la foresterie de définir et planifier l'exploitation au sens économique du terme les ressources de la forêt, la question est celle de l'exploitation intensive et/ou totale, dans une logique (ou pas) de développement durable, etc. Quelle est la tendance actuelle ? Existe-il plusieurs écoles ? Et la forêt naturelle ou sanctuaire n'est elle pas un fantasme de citadin ? On sait bien que la plupart de nos paysages contemporains ont été façonnés par l'action de l'homme, jusqu'à la régulation des espèces dans la forêt giboyeuse...
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